Mon village, Lafitte-Vigordane


LAFITTE-VIGORDANE est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie (anciennement Midi-Pyrénées), arrondissement de Muret, canton d'Auterive.

Ses habitants sont les Lafittoises et Lafittois.

Sa population était de 1 189 habitants au 1er janvier 2016.

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Sa géographie


Coordonnées     43° 18′ 02″ Nord 1° 09′ 50″ Est 
Altitude              Min. 214 m – Max. 236 m
Superficie           11,38 km2

Commune de l'aire urbaine de Toulouse, Lafitte-Vigordane est située sur la route nationale 117 ou l’autoroute A64, sortie 26, à 50 km au sud de Toulouse.


Son hydrographie

La Dourdouille traverse la commune, venant de Lavelanet-de-Comminges pour se jeter dans la Garonne en rive gauche à Marquefave.

La Louge sert de frontière naturelle avec les communes de Marignac-Lasclares, de Gratens et une petite partie de Peyssies.

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Ses monuments

Le Château, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1994, est un château sans tours... mais où les Rémusat ont habité ainsi que la petite-fille de Lafayette.

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Notre-Dame de l'Assomption,

église datant du 19ème siècle.

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Ses personnalités

  • La famille Rémusat

Une allée de Lafitte-Vigordane porte le nom « Charles de Rémusat ».
La famille Rémusat est l'une des plus anciennes familles nobles de Provence. Ses origines remontent au XIIe siècle.
Le père de Charles de Rémusat, Auguste Laurent, comte de Rémusat, appartenant à une bonne famille de Toulouse, était chambellan de Napoléon Ier, mais se rallia, à la Restauration, aux Bourbons et devint préfet de la Haute-Garonne.

En 1819, Charles fut reçu avocat, mais préféra toute sa vie l'écriture au barreau.
Après la révolution de juillet 1830, il entra définitivement dans la vie politique active. Il fut élu député de la Haute-Garonne par le collège électoral de Muret, dont il ne cessa d'être le représentant jusqu'en 1848.
Le 8 janvier 1846, il entra à l'Académie française.
En 1871, il fut nommé ministre des Affaires Etrangères. Puis à la suite d'une élection partielle, il fut élu en Haute-Garonne à une large majorité. Il siégea jusqu'à sa mort le 6 juin 1875.

 

  • La petite-fille de Lafayette, Pauline de Lasteyrie, fut l’épouse de Charles de Rémusat.

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  • Marie Lannelongue
Née Marie Cibiel, elle est issue d'une famille bourgeoise solidement implantée dans le commerce et l'industrie des tissus. En 1857, elle épouse en premières noces le vicomte Pierre de Rémusat, fils de Charles de Rémusat.
Veuve à 25 ans, elle se consacre aux autres et crée deux écoles gratuites pour filles en Haute-Garonne, à Lafitte-Vigordane et à Fabas. L'école de Lafitte-Vigordane héberge désormais la médiathèque municipale.
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Quant aux origines du nom du village...

Le nom de Lafitte-Vigordane n’est pas la réunion de deux villages, Lafitte et Vigordane, comme on pourrait le penser.
Lafitte viendrait du nom latin Fita : la Marque, une pierre qui à l’époque délimitait les frontières des villages, et d’où partirait le territoire de Lafitte qui aurait pris ce nom.
Vigordane viendrait de Bigourdane. En effet, Bernard IV, Comte de Comminges, estimait que le titre de Comte de Bigorre lui revenait de droit par son mariage avec Stéphanie, Comtesse de Bigorre. Lors de la signature de l’acte de naissance officiel de Lafitte, signé par Bernard IV, celui-ci décida d’apposer la signature de Comte de Bigorre, et non de Comminges, et donne alors son nom au village : Lafitte-Vigordane.

Un peu d'histoire...

Cette rubrique, rédigée par M. Gilbert Supéry, Lafittois de souche, et mémoire vivante de notre village, vous raconte les histoires qui font de Lafitte-Vigordane un village au passé très riche !!!
  LA METAIRIE DU LOUP   

L'histoire que je rapporte ici m'a été transmise par Jean Supéry, de La Chapelle, né en 1906, qui m'avait dit la tenir de Pierre Irat, né en 1885, lequel la tenait vraisemblablement de l'Abbé Fourment, son parent né en 1861, fervent de l'histoire des familles de Lafitte.
Qui avaient porté l'histoire jusqu'à lui, et nous ont permis de la connaître ? Pour une anecdote familiale ordinaire, le temps de survie n'excède pas deux ou trois générations. Un événement qui touche la population entière comme celui-ci, persiste plus longtemps dans les mémoires, mais les gens porteurs, qui n'ont pas été témoins directs disparaissent pareillement, et surtout le flot des nouvelles histoires submerge les anciennes jusqu'à les engloutir. En 1860, les porteurs devaient déjà se compter sur les doigts d'une main. C'est triste, mais c'est ainsi !
Le Livre Terrier* de 1689 nous apprend alors que le chemin du Loup était anciennement appelé « chemin du Massot ». On peut donc supposer que le changement de nom est intervenu vers 1600, à la suite d'un événement à ce point mémorable que le changement s'est imposé de lui-même. Le bordier du Massot avait un cheval. Comme tous les gros animaux, et ils étaient très rares, il couchait dehors, car seule la volaille était abritée la nuit. Était-il attaché ? C'est possible. Par une nuit d'hiver, les hennissements apeurés du cheval réveillèrent le paysan. Il prit une fourche, sortit du Massot, et sous la lune, vit son cheval adossé à l'arbre. Un loup l'attaquait, de droite et de gauche. Le cheval lançait ses paturons, d'un côté puis de l'autre pour tenir le loup à distance. Il est évident que le cheval se serait fatigué le premier, et aurait rapidement été égorgé sans l'intervention du paysan qui chassa le loup.
Ainsi disparut le Massot, et apparut la métairie du Loup. Depuis lors, depuis plus de 100 ans, la métairie du Loup a disparu à son tour, et seul subsista un emplacement de broussailles mais le nom du lieu-dit s'est maintenu. En mémoire des temps anciens et par respect pour la langue occitane également disparue, il convient de prononcer le 'P' final de Loup.
Au XXIème siècle, avec Pierre et Laurent Bruned, le lieu a repris vie : Longue vie à La Ferme du Loup !
Gilbert Supéry
* Un livre terrier est un registre contenant les lois et usages d'une seigneurie, la description des biens-fonds, les droits et conditions des personnes, ainsi que les redevances et obligations auxquelles elles sont soumises.

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